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Qu’est-ce qu’un proche aidant ou aidant familial ?

Le terme d’aidant définit toute personne qui apporte un soutien à une personne dépendante dans l’accomplissement des actes essentiels de la vie courante ou qui a besoin d’une surveillance quotidienne et régulière : personne handicapée, personne âgée, personne malade

L’aidant familiale apporte son aide de manière non-professionnelle. Il n’est pas rémunéré sauf s’il devient salarié de la personne dépendante.

Selon l’article R245-7 du code de l’action sociale et des familles, l’aidant familial peut être : le conjoint, le concubin, le partenaire pacsé, l’ascendant (parents, grands-parents…), le descendant (enfants, petits-enfants…), le collatéral jusqu’au 4ème degré (frères, sœurs, neveux…) ou toute personne qui entretient des liens étroits et stables avec l’aidé.

 

Quelles avancées ont été faites sur la reconnaissance des aidants familiaux ?

Une loi favorisant la reconnaissance des proches aidants a été promulguée en mai 2019 et vise à faciliter la vie professionnelle et personnelle ainsi que le relais des professionnels médico-sociaux.

Par ailleurs, le congé du proche aidant mis en place par le Ministère des Solidarités et de la Santé est entré en vigueur le 1er octobre 2020. Ce congé est accessible sous conditions et pour une durée limitée. Il permet de cesser de travailler temporairement pour s’occuper d’une personne handicapée ou faisant l’objet d’une perte d’autonomie.

Quels sont les droits des aidants ?

Compensation financière : elle permet de remplacer le montant de salaire perdu lorsque l’aidant familial sacrifie une partie de son travail pour s’occuper de son proche. Si l’aidé perçoit une Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA, versée aux dépendants de plus de 60 ans) ou une Prestation de Compensation du Handicap (PCH), une compensation est possible. Ce n’est toutefois pas applicable si l’aidant est le conjoint, concubin ou partenaire de PACS. Ce dédommagement s’accompagne d’une réduction d’impôt et d’une exonération de cotisations sociales sous certaines conditions.

Congé du proche aidant : l’aidant familial peut temporairement cesser de travailler pour s’occuper d’une personne dépendante, ascendant ou descendant ou personne avec laquelle il réside, en couple ou non. La durée est fixée par convention ou accord collectif, ou en son absence, à 3 mois. Il peut être renouvelé mais ne dépassera pas un an sur la carrière de l’aidant.

Droit à la formation : l’aidant n’est pas un auxiliaire de vie ni une infirmière qualifiée. Il peut bénéficier d’une formation pour s’occuper de son proche. Ces formations peuvent être dispensées par la Croix-Rouge ou la Protection Civile, entre autres. L’Association Française des Aidants aussi propose des formations en ligne pour guider les aidants dans la vie quotidienne avec leur proche. Les formations concernent par exemple les gestes de premiers secours, les soins corporels, mais aussi l’accompagnement psychologique.

Droit au répit de l’aidant : un aidant ne se substitue pas aux professionnels, et il n’est pas obligé d’aider. La loi sur “l’Adaptation de la Société au Vieillissement” de 2015 prévoit un droit au répit des aidants. Elle leur permet de prendre soin de leur santé, de se reposer et du temps libre en confiant leur proche à des personnes de confiance. Le répit comprend des solutions pour l’aidant comme pour l’aidé. Elles consistent en un accueil de l’aidé en structure extérieure, une assistance à domicile et l’aménagement de périodes hors de leur contexte quotidien (vacances). L’Assurance Maladie, les mutuelles et des aides spécifiques peuvent partiellement financer le répit de l’aidant.

 

Quelles offres sont proposées par les assureurs aux aidants familiaux ?

En plus des services, les assureurs proposent aussi des garanties à destination des personnes en situation d’aidants, et ce de plus en plus dans le cadre des entreprises.

L’offre peut aller de l’assurance dépendance à des plateformes d’information.   Les aidants familiaux ont en moyenne dix-sept jours d’absence en plus que les autres salariés et l’impact global pour les entreprises en termes d’absentéisme, de productivité, représenterait un coût annuel de 6 Md€. (source : argus de l’assurance)

Des offres initialement à destination des salariés ont été déclinées pour les aidants. Elles permettent aux entreprises d’accompagner leurs salariés en situation d’aidant. Toutefois elles sont proposées aux entreprises déjà clientes en prévoyance collective, en se positionnant comme un complément. Sur le principe des indemnités journalières (IJ) maladie, une garantie assurantielle de maintien de salaire vient complé­ter les indemnités prévues dans le cadre de congés spécifiques, dont le congé de proche aidant (CPA).

Article rédigé par Fatoumata KONTE, Consultante en Maîtrise d’ouvrage  VIVEI